NOTRE COMMUNE 


Depuis des temps immémoriaux, notre territoire a été habité, des traces d’activité humaine ont traversé les siècles.

Ainsi les peintures protohistoriques de Pierre Rousse (8000 ans avant Jésus Christ), le four à bronze de la Bressonnière (2000 ans avant notre ère) portent le témoignage de la présence de nos ancètres.

Plus près de nous, restent les vestiges du château de Beauregard (il était en bois sur des fondations en pierre. Il a brûlé en 1890) et celui de la Jonchère (reconstruit après sa destruction totale au 13ème siècle par le seigneur de Beauregard).

En 1792, date de création des communes en France, la notre regroupait 3 paroisses : Beauregard, Jaillans, Meymans. Elle prit le nom de Beauregard.

En 1807, la commune de Crispalot (34 habitants) a disparu et une partie de son territoire (Les Matras, Pêcherot entre autres) a été intégrée à notre commune. L’Eglise se trouvant sur la rive droite du ruisseau de la Béaure en faisait partie, par contre la commanderie des moines s’est retrouvée sur Chatuzange-le-Goubet. Elle est rapidement tombée en ruine, les habitants du secteur prenant les pierres pour construire leur maison.

En 1923, notre commune a changé de nom. Elle s’est appelée « Beauregard-Baret », les deux villages de Meymans et Jaillans s’appuyant sur les flans des coteaux de Baret.

En 1950, après plusieurs tentatives, Jaillans s’est séparé de notre commune.

Au niveau édifices religieux : 


- L’église Sainte Anne de Meymans a été construite au 13ème siècle, surélevée au 15ème, le clocher a été construit vers 1750.
- Un monastère, regroupant une dizaine de moines et dépendant du prieuré de Jaillans y a été rattaché jusqu’à la révolution.
- Les fondations d’une chapelle et d’un cimetière existent au Haut Thiolet. Il s’agissait sans doute de la chapelle du château de la Jonchère.
- A Beauregard, l’église romane du village a été démolie à la fin du 19ème siècle et remplacée par l’église actuelle.

Au niveau de la population : 


Notre commune était, en 1850, l’une des plus peuplées du canton : 1700 habitants.
L’exode rural, l’abandon des huit installations (moulin, chapellerie, papeterie, four à chaux, taillanderies etc…) ont petit à petit transformé le village :
1200 habitants en 1914
650 en 1970 (en comptant Jaillans).
Depuis cette date, le mouvement s’est inversé, on en est, à l’heure actuelle à 700 habitants dans la commune, à 800 à Jaillans, si bien que dans une dizaine d’années, on aura retrouvé le nombre de 1850…

 

En 1988, les fêtes du bicentenaire de la révolution française étaient annoncées.
Les responsables municipaux locaux s’étaient aperçus que, parmi le stock de drapeaux entreposés au grenier de la mairie, il y en avait un datant de cette période. Ils le présentèrent à différents historiens et débuta l’histoire récente du « drapeau révolutionnaire de Beauregard » inscrit à l’inventaire des monuments historiques sous cette appellation. 

Un peu d’histoire tout d’abord : 


Jusqu’en 1788, le drapeau français était un étendard blanc à fleur de lys symbolisant la royauté. Chaque régiment, chaque province, chaque ville possédait un drapeau différent.

C’est la révolution française qui va instaurer le drapeau tricolore :
En juillet 1789, peu de temps avant la prise de la bastille, une milice est créée à Paris dans le cadre de l’effervescence ambiante. Les miliciens portent une cocarde bicolore, composée des couleurs traditionnelles de Paris, le bleu et le rouge.
Le 17 juillet 1789, LOUIS XVI inspecte la garde nationale de Paris, et pour calmer la foule, porte la cocarde bicolore.
A cette cérémonie, LAFAYETTE commandant de la garde royale, ajoute le blanc de la royauté.
Ainsi, dans les premiers temps de la révolution, les trois couleurs sont initialement réunies sous la forme d’une cocarde.

Pour bien ancrer l’idée de nation, un décret du 27 Pluviose an II (15 février 1794) indique « le pavillon et le drapeau national sera formé de trois couleurs nationales disposées en trois bandes égales de manière que le bleu soit attaché à la garde du pavillon, le blanc au milieu, et le rouge flottant ».

De 1815 à 1848, la restauration rétablira le drapeau blanc à fleur de lys, emblème de la royauté. On voit fleurir de nombreux autres étendards, en particulier rouges, couleur du peuple, lors des manifestations. La révolution de 1848, rétablissant la république, choisit le drapeau tricolore qui s’impose peu à peu.

A partir de 1946 la constitution française indique, dans son article 2, que l’emblème national est le drapeau tricolore.

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